Une fonction publique adaptée à la réalité française
Je ne regarde pas la fonction publique comme beaucoup de candidats la regardent. À chaque période de tension, le même discours revient. On parle du nombre de fonctionnaires. On parle de coupes massives. On laisse croire qu’un pays irait mieux simplement parce qu’il aurait moins d’agents publics.
Je pense que cette réponse est trop facile. La France ne peut pas être comparée à n’importe quel pays. Elle ne se limite pas à la métropole. Elle est présente en Europe, dans les Caraïbes, dans l’océan Indien, dans le Pacifique, en Amérique du Sud. Elle doit faire fonctionner des écoles, des hôpitaux, des routes, des ports, des aéroports, des préfectures, des services de sécurité, des tribunaux et des administrations dans des territoires très différents les uns des autres.
Une commune rurale du Jura, une ville de banlieue, une île de Polynésie, une commune de Guyane, un village de montagne ou un territoire touché par un cyclone n’ont pas les mêmes besoins.
On ne peut donc pas gérer la fonction publique avec une phrase toute faite. Mon idée n’est pas de mépriser les agents publics. Mon idée est de leur permettre de mieux travailler.
Mieux organiser le travail public
Aujourd’hui, trop d’agents passent leur temps à refaire les mêmes vérifications, à demander les mêmes papiers, à corriger des erreurs d’outil, à répondre à des procédures trop lourdes, à calmer des usagers épuisés par des démarches mal pensées.
Ce n’est pas une bonne utilisation de leur travail. Quand un agent public a de meilleurs outils, des règles plus simples, des responsabilités plus claires et moins d’allers-retours inutiles, il travaille mieux. Il souffre moins. Il répond plus vite. Il rend un meilleur service. Et quand l’agent public travaille dans de meilleures conditions, l’usager le ressent immédiatement.
Un service public plus clair et plus efficace
La paix pour les Français passe aussi par là. Elle passe par une mairie qui répond mieux. Par une préfecture qui traite plus vite. Par un hôpital où le personnel soigne davantage et remplit moins de papiers. Par une école où l’administration soutient les enseignants au lieu de les charger. Par un service public où l’on sait qui fait quoi, dans quel délai, avec quelle réponse.
Je veux donc réorganiser le travail public, pas le casser. Il faut retirer les tâches inutiles. Il faut éviter de demander trois fois le même document. Il faut que les services puissent mieux se parler entre eux. Il faut envoyer les agents là où leur présence est vraiment nécessaire. Dans la santé. Dans la justice. Dans la sécurité. Dans l’accueil. Dans les territoires. Dans les Outre-mer. Dans l’aide aux entreprises. Dans la lutte contre la fraude. Dans les services de proximité.
Des économies sans abîmer le service public
Cela permet de faire des économies, mais pas en abîmant le service. Cela permet d’économiser parce que le travail est mieux organisé, parce qu’il y a moins d’erreurs, moins de retards, moins de dossiers perdus, moins de tensions, moins de procédures inutiles et moins de temps gaspillé.
Apaiser les agents pour mieux servir les citoyens
Ma vision est simple : apaiser la population qui utilise le service public commence par apaiser l’agent qui rend le service. Un pays qui respecte ses agents publics peut mieux respecter ses citoyens. Une fonction publique mieux organisée, c’est moins de stress pour les agents, moins d’attente pour les Français, moins de dépenses inutiles pour l’État et plus de confiance dans la vie quotidienne.