Ma vision du référendum et de la parole rendue aux Français
Je veux inscrire dans la Constitution un outil plus clair pour redonner la parole aux Français lorsque le pays touche à des décisions essentielles.
Une démocratie où le peuple peut être consulté
Dans une démocratie, le peuple ne doit pas seulement voter une fois, puis regarder les responsables publics décider à sa place pendant plusieurs années. Sur les grands choix qui engagent la vie quotidienne, le budget, les territoires, les services publics, la souveraineté ou l’organisation du pays, les Français doivent pouvoir être consultés directement lorsque la situation l’exige.
Un outil qui ne remplace pas le Parlement
Cet outil ne doit pas remplacer le Parlement. Il doit l’obliger à travailler dans le sens du pays. Quand l’Assemblée est bloquée, quand les partis se répondent par calcul, quand un texte important devient un champ de bataille politique, le président doit pouvoir demander au peuple de trancher. Il est garant du bon fonctionnement des institutions et doit pouvoir compter sur le peuple pour continuer à faire tourner le pays, sans passer par une question simpliste ou une formule jetée dans la colère, mais avec un dossier clair qui explique ce qui est proposé, ce que cela peut apporter, ce que cela peut coûter, ce que cela change et quelles limites doivent être connues avant de décider. Cela permet d’éviter l’utilisation du 49.3 et d’éviter des tensions inutiles dans le pays.
La voix des collectivités
Je veux que ces règles permettent aussi d’associer les collectivités lorsque les décisions les concernent directement. Une commune, un département, une région ou un territoire d’outre-mer ne doit plus découvrir après coup des charges, des règles ou des obligations décidées loin du terrain. Quand une mesure transforme leur organisation, leurs moyens ou leur avenir, leur voix doit compter.
Les intérêts de cette règle
Les intérêts de cette règle sont multiples :
-
Éviter le passage en force lorsque le pays a besoin d’une décision stable.
-
Sortir d’un blocage parlementaire sans humilier le Parlement.
-
Obliger les assemblées à appliquer ensuite ce que les Français auront choisi.
-
Remettre la responsabilité dans la décision publique.
Un référendum sérieux
Un référendum sérieux ne doit pas être un coup politique. Il doit être un acte de gestion nationale. Avant le vote, les Français doivent avoir les éléments pour comprendre. Après le vote, les élus doivent avoir le devoir d’exécuter.
Le rôle du président, du peuple et des assemblées
Le président fixe le cap. Le peuple valide ou refuse. Les assemblées travaillent ensuite à traduire cette décision en texte applicable, contrôlable et respectueux des libertés.
Une démocratie qui redonne la parole aux Français
C’est ainsi que l’on redonne du sens à cette phrase que l’on répète trop souvent sans toujours l’appliquer : un État gouverné par le peuple et pour le peuple.
Je veux une démocratie qui ne se contente pas de parler au nom des Français. Je veux une démocratie qui accepte de leur redonner la parole lorsque l’essentiel est en jeu.